Le coût d’une vie

le monde d'après

Je vous ai déjà parlé de la newsletter Flint Dimanche, mi-homme mi-robot, qui m’avait fait découvrir le vlog de John Krasinsky il y a 3 semaines. L’édition de ce matin pose une question dérangeante à souhait : combien coûte une vie sauvée ? On parle bien du coût d’une vie, pas du coût de la vie, je ne me suis pas trompée dans mon titre.

Je vous avais épargné mes réflexions philosophiques suite aux éditions précédentes sur l’argent magique et le professeur Montagnier affirmant que le virus avait été créé en laboratoire – cette dernière n’étant malheureusement pas disponible sur le site. Mais sur l’édition d’aujourd’hui, je suis obligée de commenter.

D’abord parce que, soyons honnêtes, la question traîne ici et là. Elle est dérangeante, pour certains amorale, voire immorale, mais elle se pose déjà, et va sans aucun doute se poser ou être posée encore plus à la fin de cet épisode de nos vies, si tant est qu’il ait une fin bien sûr – mais ceci est un autre débat.

Ça me turlupine

Si vous me lisez ou m’écoutez régulièrement, vous avez sans doute deviné que j’oscille fréquemment entre foi et méfiance envers l’Homme, ou la Femme, enfin bref, l’humanité toute entière. Et cette histoire de coût d’une vie me turlupine.

Pour être tout à fait honnête, mes réflexions sur le sujet du coût d’une vie ne m’ont pas emmené plus loin que le texte de Flint Dimanche, sur ce sujet là, particulièrement bien couvert ce matin, donc je n’ai rien à ajouter.

Mais en y réfléchissant une grande partie de la journée – l’avantage de tricoter devant des séries, ça laisse le temps au cerveau de travailler en douce sans qu’on y pense -, je me rends compte qu’il y a quelque chose qui me turlupine encore plus. Le fameux monde d’après.

Nous sommes encore complètement dans le pendant, on est d’accord ? La pandémie n’est pas enrayée, elle n’est que freinée. Tous les pays qui entament le déconfinement surveillent les chiffres comme le lait sur le feu, on n’arrive pas à se projeter plus loin que le 11 mai en France pour l’instant, mais les medias, les philosophes, les consultants, les agences de comm, les chefs d’entreprises même vous expliquent à longueur de tweet et de publication LinkedIn à quoi va ressembler le monde d’après.

J’ai eu beau regarder attentivement, je n’ai pas trouvé de personne prédisant autre chose que ce à quoi elle aspirait en fait le plus dans le monde d’avant. Ou ce qui lui fait le plus peur, je ne suis pas la seule pessimiste non plus, loin s’en faut… Mais à moins d’avoir des talents divinatoires dignes de Mrs Trelawney (1) dans ses très bons jours, qui peut vraiment le savoir ?

Les variables inconnues

D’abord, le temps que va durer la pandémie.

Le nombre de vagues de confinement que nous aurons peut-être à vivre – je fais partie des pessimistes qui doutent que nous n’aurons pas à repartir en confinement après le 11 mai, même si j’espère avoir tort. Ou je l’imagine pour me préparer une bonne surprise, peut-être, je ne suis pas certaine en fait.

Les chiffres définitifs. De malades, de gens avec des séquelles, de morts, d’entreprises en faillite, de restaurants fermés, de sociétés sous perfusion d’argent de l’Etat, …

La date de découverte du vaccin. Sa disponibilité pour l’ensemble de la population. Et je ne parle pas de la France, je ne suis pas inquiète pour nous, on peut dire beaucoup de mal de la gestion de la Sécu, de son financement, de l’argent public versé ou non aux hôpitaux, mais on est quand même mieux soigné que dans d’autres pays.

La prochaine pandémie. Ce n’est pas du pessimisme, c’est juste du réalisme. Entre la fonte des glaces et les changements que l’Homme ou la Femme imposent à la biodiversité, ce n’est pas fini…

Allez, une bonne nouvelle ?

Pour finir sur une note plus gaie, Petit d’Homme a rattrapé son retard dans l’écoute du podcast – il fait partie de ceux qui écoutent plutôt que lire. Il adore toujours. Surtout la musique de fond qu’il trouve relaxante. J’ai bien fait de ne pas la changer.

Photo by Ben White on Unsplash

(1) Sybille Trelawney est le professeur de divination à Poudlard, l’école des sorciers d’Harry Potter.

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