Le temps, le temps…

Et rien d'autre...

Ça ne vous affole pas, vous, ce temps qui s’accélère ? Je suis toute chamboulée…

Après des semaines de temps qui s’étire, nous voilà lancés dans une course folle, comme si le temps qui était long devait se rétrécir à tout prix pour équilibrer les choses.

On avait l’habitude dans le monde « d’avant » de cette course d’avant l’été pour finir un certain nombre de choses, atteindre certains objectifs, concrétiser certains projets. Mais cette année, c’est comme si on passait en avance rapide x4 au lieu du x2 habituel.

Une vie presque normale

Pour nous en zone verte, la vie a déjà pas mal repris son cours. À part l’école qui ne fonctionne qu’au ralenti, la faute aux 45% d’enseignants en élémentaire qui n’ont pas repris le travail d’après le ministère, apparemment – pour des raisons aussi différentes que le manque de prise en charge de leurs propres enfants ou leur droit de retrait car peur de la contamination, sans obligation aucune de faire cours à distance… Mais à part l’école, tout est à peu près rentré dans l’ordre.

Enfin presque. Les événements n’ont pas le droit d’être en « présentiel ». Alors tous les organisateurs redoublent d’énergie, d’inventivité, et de sollicitations sur nos agendas. Et tout paraît intéressant. Mais monde d’après ou pas, les journées ne font toujours que 24h, et le distanciel ne permet pas l’ubiquité… Du moins pas à un bon niveau d’attention et d’implication.

Choisir c’est renoncer

Entre les réunions obligatoires, les livrables à produire entre deux, les leçons de Petit d’Homme, les événements des diverses communautés dans lesquelles je gravite, la maison à faire tourner la moitié de la semaine en l’absence de Cher-et-Tendre, la prospection à essayer de redémarrer tant bien que mal… Ça devient compliqué.

Il y a donc les impondérables : Petit d’Homme et les clients. Puis la maison et la prospection. Alors voilà, je ne participe pas autant que je le souhaiterai à des tas d’événements organisés par des gens très bien sur des sujets passionnants sur lesquels j’aurai adoré apprendre. Et c’est frustrant.

Feu mon papa disait,

Choisir c’est renoncer. Grandir, c’est apprendre à gérer ses frustrations.

Feu mon Papa

Je me sens de plus en plus grande… Ou vieille, je ne sais pas.

Vous avez entendu la dernière…

…du président du Conseil Scientifique ? Il n’est plus si sûr que cela qu’on aurait dû confiner. Si on avait eu plus de tests… WTF ????

Sérieux ? Même si tu le penses, tu le dis pas. Tu te tais. Tu fermes ta grande bouche. Tu as des doutes existentiels ? Tu en parles à ta femme, à ton psy, à ton chien, mais pas à un journaliste. Tu prends sur toi, tu te mords les lèvres, tu prends une cuite s’il le faut, mais tu te tais.

Sinon, les journaux restent en boucle sur la crise économique, les politiques se font des croche-pattes plus ou moins visibles selon leur appartenance au même bord politique ou pas, les chaînes info en rajoutent 3 tonnes à chaque petite phrase des uns ou des autres, et on a quasiment arrêté de regarder les JT. Enfin Petit d’Homme et moi. Cher-et-Tendre, il reste en boucle sur les chaînes infos encore pas mal, mais c’est son bruit de fond, son doudou à lui, il ne regarde pas vraiment.

On préfère regarder des trucs utiles pour apprendre ou se détendre ensemble. Parce qu’on n’a plus le temps, en fait.

Photo by Harry Sandhu on Unsplash

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