Une rentrée la plus normale possible

Nouveau leitmotiv de cette rentrée.

Ce billet va être publié en milieu de journée et pas le matin. La faute à la rentrée. Cette fameuse rentrée « la plus normale possible ».

Non pas que le matin de la rentrée prenne plus de temps que les autres jours. En fait, c’est même un des matins où Petit d’Homme entre le plus vite. Je voulais surtout vérifier comment j’allais vivre cette rentrée « la plus normale possible », d’après la formule nouvellement consacrée.

Vous avez dit papa poule ?

Cher-et-Tendre, lui, a vécu la rentrée comme d’habitude. Angoissé. C’était pire cette année parce que Petit d’Homme entre dans une nouvelle école.

Hier soir, il m’a carrément demandé si il ne fallait pas laisser un téléphone portable à Petit d’Homme. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu « au cas où il a une angoisse, qu’il puisse nous appeler ». Projection, quand tu nous tiens… Je n’ai pas argumenté. Pas de portable avant la 6ème, point barre. Je ne suis même pas certaine que les portables soient autorisés en primaire, et je n’ai pas envie de vérifier.

Une organisation au cordeau

Hier après-midi, nous avions une réunion de rentrée pour les nouveaux arrivants dans l’école. Intelligent et bienveillant. Quelques GS (grande section, pour ceux qui n’ont pas d’enfants ou qui ont oublié), beaucoup de CP bien sûr, et quelques plus grands. Tous les adultes masqués.

Petit discours d’accueil dans le préau, visite de l’extérieur des locaux pour que les enfants se repèrent, explications sur les gestes barrières à la cantine, et rappel des horaires d’arrivée, avec échelonnage des classes pour éviter les attroupements. J’attends de voir la réelle efficacité de ces horaires décalés de 5 minutes en 5 minutes… Est-ce que ce ne sera pas pire si on se croise plutôt que si on va tous dans le même sens ?

Vous avez peur, vous ?

Ce matin, on entend sur les chaînes d’info des parents qui ont refusé de remettre leurs enfants à l’école. Pas suffisamment d’assurance qu’ils ne seront pas contaminés.

Cette incertitude est réelle, bien sûr. Mais je ne comprends pas ce que ces parents attendent en terme d’assurance. Je ne vois pas comment on peut être complètement rassurés, en fait. Le risque zéro n’existe pas. Jamais. Dans rien. Le manque de respect des gestes barrières par les gens qu’on croise dans la rue n’aide pas. Les gens sans masque – il est obligatoire dans la rue à Bordeaux comme dans beaucoup de grandes villes -, par exemple.

J’ai choisi d’assumer cette incertitude. De ré-évaluer chaque jour à l’aune des informations égrenées nos habitudes, nos pratiques, nos réflexes… Parce que l’alternative est impensable. Se laisser aller à la panique, se couper des autres, s’empêcher de vivre… Donc on vit la rentrée. La plus normale possible.

Le stress « normal » de la rentrée ?

Tous les ans, c’est pareil. Cher-et-Tendre est en panique, j’ai un pincement au coeur, et Petit d’Homme est impatient. Encore plus cette année que les autres d’ailleurs, curieux qu’il est de toutes les nouveautés promises.

À quel moment ça s’arrête ? À quelle classe la rentrée devient un jour comme les autres ? L’année prochaine peut-être ? Mais ensuite ça sera le collège, donc rebelote.

Mais j’ai pas hâte en fait.

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Photo by Belinda Fewings on Unsplash