Tout change, rien ne change

you didn't come this far to only come this far
Nouveau confinement ou confinement nouveau ?

La formule n’est pas de moi, mais de Gilles Finchelstein au micro de Quotidien en commentaire de l’allocution du président de la République. J’ai beaucoup aimé, donc je la copie, mais en citant la source. Comme ça, ce n’est pas du plagiat.

Confinement nouveau

Donc il y a 3 mesures différentes d’avant : l’enseignement primaire et secondaire reste actif, les usines et les exploitations agricoles aussi, et on pourra rendre visite aux personnes en Ehpad. Dont acte.

Petit d’Homme est tout choupine. Même au pire des rumeurs, pendant que ses cousins fêtaient – prématurément – la présumée fermeture des lycées et collèges, il continuait d’espérer.

Résultat des courses : l’écolier, la collégienne et le lycéen sont tous logés à la même enseigne, et on a entendu les soupirs de soulagement de millions de parents à travers la France. La télé-école n’aura pas lieu. Enfin pour 2 semaines. J’ai peur qu’au regard des nouvelles études provenant d’Israël qui affirment que 5% des contaminations viennent d’écoliers, on apprenne dans 15 jours que la ligne se durcit. Mais pas encore. Ouf.

Nous ne travaillons pas dans un service public, ni en usine, ni en exploitation agricole, ni dans le BTP. Nous ne connaissons personne de proche en Ehpad. Donc les 2 autres mesures ne nous concernent pas trop.

Nouveau confinement

Cher-et-Tendre essaie désespérément de joindre son boss alors que je lui répète que il ne pourra pas pratiquer son métier (prof de tennis, je le rappelle, qui avait déjà au chômage technique entre le 17 mars et le 2 juin). Mais il espère. On dirait Petit d’Homme cet après-midi. Il n’ira pas. Il va tourner en rond comme un lion en cage pendant 4 semaines. Mais sans la télé-école, déjà. Qu’il me laissait faire pendant le premier confinement.

Je vais continuer les visios avec mes clients et reprendre les visios avec les étudiants. Pas idéal les visios avec les étudiants… Vraiment pas. Ni pour eux, ni pour moi. Mais pas le choix. Ce matin, j’ai cours. Dernier cours en présentiel. Je vais en profiter.

Le week-end, on va reprendre les jeux de société à outrance. La confection de gâteaux. La visio de l’activité du dimanche matin. Un peu de devoirs sans doute puisque l’école ne s’arrête pas. Je vous ai dit que j’étais contente que l’école continue ?

Vous êtes perdus ?

Pas mal de gens n’ont pas tout compris. Le côté exposé d’oral de l’ENA, ou de droit, je sais pas, j’ai fait ni l’un ni l’autre, genre « constats, enjeux, ce qu’on ne va pas faire, ce qu’on va faire » en a perdu plus d’un. Surtout à l’heure du dîner.

Alors j’ai trouvé un super résumé sur Twitter :

Ben oui, on reconfine, je traîne de plus en plus sur Twitter. Enfin c’est pas vrai, je suis beaucoup sur Twitter, j’ai même passé les 1000 abonnés cette semaine. J’y ai aussi trouvé la Une de Libé de demain, qui est quand même à la fois drôle et angoissante – et c’est pas souvent qu’on arrive à faire les deux.

La Une de Libération du jeudi 29 octobre 2020

À qui la faute

Ça m’agace que tout le monde essaie de savoir à qui la faute. La faute au virus, d’abord. Et puis à quoi ça servirait pendant la crise de chercher un coupable ?

Ça m’agace de voir toujours les mêmes « rassuristes » (j’ai découvert qu’il y avait un terme consacré pour Raoult et consort) invités sur les plateaux télé. J’ai refusé de regarder d’ailleurs l’interview de Pujadas, dont j’ai quand même vu quelques extraits dans le Quotidien de mercredi soir. Du grand Raoult encore, apparemment. J’ai rien raté, quoi.

Et ne me lancez pas sur les plaintes déjà déposées contre des acteurs du gouvernement. Qu’on puisse leur demander des comptes, oui, bien sûr, on est en démocratie. Mais plus tard.

4 semaines… pour l’instant.

Parce que je ne sais pas pour vous, mais je doute que ce soit la fin en fait. Soit on va vers du stop-and-go, soit dans 2 semaines, rien de nouveau sous la pluie de chiffres déprimants, et on arrête l’école. Peut-être par étapes en décroissance d’âges. Peut-être d’un coup.

Ça m’a mis une chanson en tête, et même si je n’avais qu’une bribe, je l’ai retrouvée. Elle est tirée du meilleur épisode de l’ensemble des saisons de la série Buffy the vampire slayer. J’adorais cette série.

On ne sait pas où on va, en fait. Vous voyez, rien ne change…

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Photo by Drew Beamer on Unsplash