La chair de poule

cageots de pommes sur un marché

Et pourtant, j’aime pas Noël…

Je vous en parlais il y a quelques temps, je n’aime pas les fêtes à date fixe, et encore moins Noël et le Nouvel An – remarquez, il y a peu d’autres fêtes à date fixe…

Mais j’ai quand même eu des frissons en regardant cette vidéo du premier ministre de la province canadienne de Manitoba (si jen crois l’auteur du tweet, je n’ai pas été vérifier, honte à moi).

Merci à l’auditrice qui me l’a signalé, elle se reconnaîtra 😉

Mékissonkon bis

Le plus ahurissant ce sont les commentaires sous le tweet, de personnes qui continuent de nier la dangerosité de la Covid19 et de la comparer à une grippe. Ceux-là, ce ne sont pas des idiots, mais des $%§! (je ne sais pas comment je vais prononcer cela dans le podcast, ça va être drôle à l’enregistrement…)

On a tous envie de voir du monde. Même l’introvertie maladive que je suis. Je rêve de terrasses bondées. De sourires visibles pas que dans les yeux des gens que je croise. De regards échangés avec mes étudiants en cours en vrai – parce qu’ils n’allument pas la caméra – pour vérifier s’ils ont compris. De prendre mes amies dans mes bras après un dîner où on refait le monde, avec à manger, à boire, dans un restau, un vrai, à table, pas à emporter.

Mais on peut pas. Tant que nos actions auront des répercussions sur les autres, on ne peut pas. Même feu mon papa, qui se définissait comme anarcho-trotskiste post-soixante-huitard m’a appris que la liberté individuelle de chacun s’arrête où commencent celles des autres. Et en ce qui me concerne, la liberté individuelle des autres commence par ne pas mourir.

Il ne manquait plus que ça

Un malheur n’arrivant jamais seul, la France entre en pénurie… de pommes. Mauvaise météo apparemment, et production en baisse de 18% (c’est pas des blagues, plus d’infos ici).

J’aime pas plus les pommes que les fêtes à date fixe, mais ça fout un peu les j’tons quand même. Parce que c’est un peu la France, les pommes, entre la Normandie et Jacques Chirac… Et qu’un repas se termine rarement sans compote pour Petit d’Homme.

Le calendrier risque d’être revu ou pas ?

Et pendant ce temps, les chiffres descendent, certes, mais sans doute pas assez rapidement pour atteindre les conditions pré-requises pour l’étape suivante du déconfinement prévue au 15 décembre, celle de la réouverture des lieux culturels mais assortie d’un couvre-feu (sauf si vous avez des billets de théâtre ou de cinéma).

Je sais pas vous, mais j’ai pas l’impression que #LesGens aient bien compris le président quand il a dit qu’il fallait qu’on atteigne la barre des 5000 cas par jour. Parce que j’entends autour de moi beaucoup de préparations pour des trucs à faire après le 15 décembre – des ouvertures de théâtre, des organisations d’événements de fin d’année d’entreprise, par exemple – et que rien mais alors rien dans les courbes ne permet d’être serein par rapport à ça.

Jérôme Salomon en parlait lundi soir en conférence de presse. Mais il n’a pas pris position sur les conséquences possibles. Il a parlé d’observation fine… et que ce sera très difficile d’atteindre l’objectif. En appuyant sur le fait que les autres pays renforcent les mesures.

Et #LesGens vont encore râler qu’on ne les aura pas prévenus suffisamment tôt… Et là où Jérôme Salomon m’a perdu, c’est qu’il a dit que les Français respectent les mesures. Mouiais. Pas tous quand même.

En attendant, la France est championne d’Europe de la couverture en fibre optique avec 22 millions de foyers raccordés.

On est fin prêts pour la troisième vague, non ?


Pour vous abonner au podcast

Revues (et Corrigées) est disponible sur Apple PodcastsGoogle PodcastsSpotifyRadio PublicBreakerPocket Cast, Majelan, Overcast, Anchor, Bullhorn, Podcloud, et Podcast Addict

Si vous appréciez lire ce blog ou écouter le podcast, vous pouvez m’offrir un café ou une coupe de champagne. Et laissez moi un message quand vous le faites, que je puisse vous inviter à en boire un vrai quand on pourra aller en terrasse !

Photo by Peter Feghali on Unsplash