J’ai froid

Mais au moins il fait beau.

C’est difficile de rédiger le billet d’aujourd’hui. Pas pour des raisons de moral, pour des raisons logistiques et de temps.

Petit break

On a profité des vacances de Petit d’Homme pour accompagner Cher-et-Tendre à Paris. J’en ai profité pour travailler en réunion avec des vraies gens dans la même pièce que moi. Des gens avec qui je travaille depuis 6 mois dont je n’avais pas rencontré en vrai certain.e.s, jamais.

Petit d’Homme en a profité pour voir sa grand-mère, son parrain, les petits-enfants de son parrain, bref, difficile de lui faire comprendre que le couvre-feu arrivait quand il a été l’heure de partir.

Résultat

Résultat des courses, je suis à la bourre, grave. Je n’ai pas lu mes newsletters reçues du jour, je n’ai pas rédigé le billet d’aujourd’hui, je n’ai pas préparé ma journée de demain, je n’ai pas traité mes mails de la journée, et je n’ai aucune idée de ce qu’on va commander à dîner ce soir.

C’est un des kifs de voyager et dormir à l’hôtel. Si à la maison c’est Cher-et-Tendre qui est maître dans le domaine de la cuisine, quand on commande, je peux choisir. Et c’est délicat. Une énorme responsabilité.

J’ai plus beaucoup de temps

En plus, ce soir, c’est doublement la fête. D’abord, on est mercredi, c’est Alison Wheeler sur Quotidien. Et pour une fois, Petit d’Homme n’a pas classe le lendemain, et Cher-et-Tendre n’est pas dans le train au moment où elle fait sa chronique. Je vais donc rire en famille ce soir, et c’est plutôt cool.

Ensuite, on va regarder, en famille toujours, le premier épisode de la nouvelle saison de Top Chef. On adore Top Chef. On a toujours adoré Top Chef. Je parlais de Top Chef sur ce blog à ses débuts, il y a 10 ans déjà. Même si je dois avouer que Etchebest est le meilleur juge de tous, et je les ai tous aimés.

On a bien besoin d’un break, non ?

Des plaisirs simples, donc. À l’intérieur. Entre membres d’un même foyer. Comme sont à présent nos soirées.

J’ai bien peur qu’on en ait pour un long moment, encore, de ces aller-retours de confinement en couvre-feu, de fermetures en ouverture sous conditions, d’attestations auto-attribuées en autorisations officielles. Même si les chiffres ont l’air sous contrôle.

Sursis

C’est un petit sursis. Je prends toutes les opportunités de sortie. L’école dans laquelle j’enseigne a rouvert dans le respect de la jauge des 20% et j’ai la chance d’avoir la quasi totalité de mes cours en présentiel. La moitié des étudiants n’y sont pas, mais je suis contente de sortir, même si ça fiche un peu le bazar dans mon organisation au cordeau à ne pas perdre une minute.

Je retrouve le plaisir des trajets. C’est chouette, un trajet. On prend l’air sans avoir l’impression de perdre son temps. Je passe quelques coups de fil. J’écoute quelques salons sur ClubHouse.

Je vous ai parlé de ClubHouse ?

Ce n’est pas forcément un sujet pour ce billet. J’en parle beaucoup dans ma newsletter pro. Mais j’y passe pas mal de temps. Trop, sans doute.

C’est compliqué, l’audio, quand on cohabite à 3 dans une chambre d’hôtel. Surtout que dans ClubHouse, le plus intéressant, c’est quand on participe, donc on ne fait pas qu’écouter, on parle aussi.

Billet décousu

Je me rends compte que ce billet n’a ni queue ni tête. Un peu comme ma journée, en fait.

Slasher

C’est un peu le propre de ma vie, que j’ai choisie, attention, de jongler sans cesse d’une casquette à l’autre. De varier les activités, les sujets, les interlocuteurs, le pro, le perso, l’utile, l’agréable…

Parfois, c’est un peu compliqué de tout faire rentrer, certes. Mais uniquement parce que je m’impose certaines obligations. Le rythme de mes posts sur Twitter. Le rythme de ces partages de mes tranches de vie. Le rythme de mes échanges avec mes pairs, le collectif, ou de parfaits inconnus pour apprendre et grandir.

Liberté

Les chinois ont raison, toute crise est une opportunité. Au final, c’est depuis le début de la crise du Covid que je me suis autorisée à faire plus de chose que « juste » mon métier de freelance et enseignante. J’ai repris les écrits ici et ailleurs. J’ai lancé mon podcast. J’ai démarré une newsletter. Je me suis investie dans l’association des parents d’élèves.

Bon, j’ai pas vraiment le temps de reprendre le chant, mais si je trouve une chorale sympa sur ClubHouse, j’me lance.

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