Mars

planète rouge dans un ciel noir sans étoile
C'est dingue !

Je n’ai pas regardé l’aterrissage (amarssissage ?). J’avais peur que ça ne se passe pas bien. Mais ça s’est bien passé.

Je vous le disais en Septembre dernier, nous avons été préparés à la conquête de Mars par de nombreuses séries sur le sujet, fiction, ou docu-fiction d’ailleurs. Et hop, Persévérance, Percy pour les intimes, a atterri (amarssi ?) sur Mars. En un morceau.

La mission de Persévérance est de recueillir plein d’échantillons destinées à plein de trucs, comme déterminer s’il y a eu de la vie sur Mars – d’après notre définition de la vie. Mais sans doute aussi de repérer et préparer le voyage habité prévu on ne sait quand, tellement les défis techniques sont impressionnants. D’après un article du Monde que j’ai lu cette semaine, il y aurait 10 défis techniques à relever dont seulement 1 est actuellement construit et testé. Il y a encore du boulot…

On s’échappe comme on peut

Mais on a besoin de rêver en ce moment, non ? On a beau s’échapper sur les réseaux sociaux, écrits ou vocaux, dans des séries, voire dans des bouquins pour les plus persévérants d’entre nous, on a peu de raisons d’espoir…

Alors que nos déambulations quotidiennes se limitent aux pâtés de maison autour de chez nous, ça fait du bien de regarder plus loin.

Parce que c’est pas fini, ces histoires de virus, de masques, de distances, de limitations des déplacements, de fermetures des lieux de convivialité qu’ils soient événementiels ou touristiques…

On a même inventé l’oxymore du festival assis… Ça va sans aucun doute sauver Avignon, mais pas le HellFest qui a annoncé immédiatement qu’il n’aurait pas lieu.

On voit un peu plus de monde

Je ne sais pas vous, mais on a recommencé à voir du monde. À Paris bien sûr, mais aussi ici à Bordeaux. À des horaires plus diurnes, bien sûr, pas question de contrevenir aux injonctions préfectorales, même si j’ai pu tester (munie d’une attestation professionnelle en bonne et due forme après un conseil de classe) qu’il n’y a absolument aucun contrôle dans les rues du centre-ville à 20h.

On organise donc de plus en plus de déjeuners et de goûters. C’est festif, le goûter en plus. C’est particulièrement dangereux pour nos lignes, mais comme tout depuis le début du premier confinement. Et on reste toujours en dessous de la limite imposée – et invérifiable – de 6 adultes. Des vrais citoyens, on est.

Bientôt le premier anniversaire

Le 17 mars, on fêtera (si fêter est un terme approprié) le 1er anniversaire du premier confinement. Le début, quoi. Vous avez réfléchi à ce que vous allez faire pour marquer 12 mois d’une vie entre parenthèses ?

Rien de grave, bien sûr. 12 mois à l’échelle d’une vie, ce n’est pas grand chose finalement, j’ai eu l’occasion de le dire. Mais les débats désagréables que j’ai lancés sur le coût d’une vie, les priorités à donner à la qualité de vie par rapport à la quantité de vie sont d’autant plus d’actualité, non ?

D’ailleurs, certains membres du Conseil Scientifique, leur président en tête, plaident à présent pour plus de libertés en contrepartie de plus de responsabilités de « fragiles », qu’on invite à s’autoconfiner. Et qui ne veulent pas, parce qu’ils estiment que la société se doit de se sacrifier pour eux.

J’aimerai bien lancer un A/B test. C’est dommage que ce soit impossible. Modéliser les impacts des deux alternatives, continuer comme aujourd’hui ou imaginer un autoconfinement des plus fragiles et plus d’ouvertures pour les autres. D’un point de vue sanitaire physique, économique, et sanitaire mental aussi. Sur les 2 types de population.

Détail du calendrier

Hier, samedi 20 février, c’était la journée mondiale du pangolin. Pauvre petit animal accusé à tort d’avoir transmis la Covid19 à l’homme, il était temps de le réhabiliter, non ?

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Photo by Luca Rüegg on Unsplash

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