Et m…

Pochette originale de l'album du conte musical Emilie Jolie
J'ai dû le lire dans un vrai journal, en plus.

En plus des réseaux sociaux, j’ai pris l’habitude de m’informer à travers pas mal de newsletters – si tu lis la mienne, tu as dû comprendre que je dévore même ces newsletters. Mais j’ai aussi 2 abonnements presse quotidienne dont j’essaie de lire les éditions digitales… quotidiennement, dont Le Monde.

Et hier, j’ai découvert la nécro de Philippe Chatel. Il est mort vendredi 19 février, et je ne l’avais pas encore appris.

Philippe Chatel. Le héros de mon enfance, parce qu’il a écrit le conte musical parfait. Qu’il y a fait chanter les chanteurs préférés de mes parents, Brassens en tête. Qu’il m’a fait rêver, moi brune aux yeux marrons, comme si j’étais une petite blonde aux yeux bleus. Émilie Jolie, pour ceux qui ne l’ont pas encore reconnue.

Philippe Chatel, quoi

Je suis de la génération de l’origine d’Émilie Jolie. Celle où le grand oiseau était Julien Clerc, et pas Johnny Halliday – un des grands sujets de dispute avec Cher-et-Tendre, qui est le meilleur oiseau… Salvador le narrateur. Françoise Hardy la sorcière qui devient princesse. Charlebois le lapin bleu. La génération où Sylvie Vartan était l’autruche, Brassens le hérisson, Chédid le caillou, et Souchon-Voulzy le coq et l’âne. Je dois en oublier d’ailleurs.

J’avais l’album dont j’ai choisi la pochette en illustration. Qu’est-ce que je l’ai écouté, cet album… Je me rends compte du génie marketing de la pochette aujourd’hui, avec les grands noms bien proéminents plutôt qu’un lapin bleu ou d’une petite fille blonde. Ou d’un grand oiseau.

Émilie Jolie et le grand oiseau, c’était d’ailleurs la chanson qu’avait choisie Vanessa Paradis pour son passage à l’École des fans. Je sais, vous allez me dire #OKBoomer. Mais je suis #GenX d’abord. Et c’est dispo sur Youtube si vous êtes nostalgique. Encore une petite fille blonde, d’ailleurs.

Petit d’Homme avait étudié quelques chansons en CP ou CE1 de mémoire. Donc on passait tous les bains à écouter les chansons de mon enfance. J’ai pu tester ma mémoire plus de 30 ans après, et je n’avais pas oublié un mot, ou presque…

Année de m…

C’est aussi une histoire de génération, d’être bouleversée à chaque annonce de décès en ce moment. C’est toute mon enfance et mon adolescence. Le père de Vic. Le râleur qui me rappelait feu mon papa. Et maintenant le prince charmant débutant d’Émilie Jolie. Et accessoirement son papa, à Émilie d’ailleurs. Toutes mes condoléances, Émilie.

Donc on les voit tous partir, les uns après les autres. Pas forcément du virus. De la vie, tout simplement. De vieillesse, pour les plus anciens. De leur mode de vie et culture, pour la génération qui a fumé dans les avions, les trains et les bagnoles, et qui a consommé des substances un peu bizarres en 68 (voire après).

Ça m’étonne, que ça me bouleverse à chaque fois autant. Là je suis d’autant plus bouleversée que je l’avais raté. Rien sur Twitter, aux infos qu’on a réussi à regarder malgré un week-end surchargé de mondanités – avec le couvre-feu, au moins, on arrive toujours à regarder le 20h…

Ah mais ça me revient. Vendredi, on n’a regardé que 10 minutes parce qu’on avait le VIII de la saga Star Wars à regarder.

Et pour ceux qui ont lu ou écouté l’épisode 66, je vous rassure, Petit d’Homme a bien mieux vécu le saut de 30 et quelques années en avant que le retour en arrière entre le IV et le I.

Et si ça se trouve, ils en ont parlé à la fin, du décès de Philippe Chatel. Tout s’explique. Enfin j’espère.

Alors forcément, on termine sur une chanson de la comédie, pardon, du conte musical. J’aurai pu vous mettre tout l’album, mais je vous ai habitué à des épisodes courts. Restez là…

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