De l’importance du sommeil

Tasse "I woke up like this #tired" sur un drap froissé
On n'en parle sans doute pas assez.

Vous dormez bien vous ? Pas trop d’insomnies ?

Nous c’est pas top. Enfin heureusement Petit d’Homme ça va, réglé comme une horloge. Mais Cher-et-Tendre et moi, pas top.

Sommeil agité

Si je devais être honnête, en fait, pour Cher-et-Tendre, ça a plus à voir avec son opération du genou à venir qu’avec la situation que nous vivons. Et pour moi, ben, pour moi, le sommeil, c’est le premier truc qui disparaît quand un truc ne va pas.

Je pense que la période, comme le virus d’ailleurs, accentue des faiblesses pré-existantes.

Autant vous dire que je n’ai pas bien dormi depuis plus d’un an.

Depuis le début du confinement, j’ai un sommeil agité. Moins long, jamais d’une seule traite. Moins réparateur, forcément. Et c’est de pire en pire. Je suis à présent dans le salon avec mon premier café autour de 4h45 du matin, 5h15 au plus tard. Après m’être réveillée plusieurs fois dans la nuit.

Je dors à présent avec un moyen de savoir rapidement quelle heure il est. Parce que quand je me réveille en pleine nuit, j’ai l’impression parfois que c’est l’heure de se lever, et je suis presque les deux pieds par terre avant de réaliser qu’il faudrait regarder l’heure quand même. Et de remettre les pieds sous la couette parce que 1h53, non, c’est pas l’heure.

C’est merveilleux la biologie

La journée, qui démarre donc à 5h du matin pour moi, se passe tout à fait normalement. Je ne me sens pas fatiguée lors de mes (nombreuses) réunions. J’ai de l’énergie à revendre pendant mes séances chez le kiné. Je suis (à peu près) patiente quand j’explique les fractions à Petit d’Homme – parce que télé-école quand même.

Mais à 20h, tomber de rideau. Au moment de passer à table – depuis bientôt 10 ans qu’est né Petit d’Homme, on mange à 20h le soir -, je n’ai plus qu’une envie, aller me coucher. L’appel du corps qui souhaite ses 9h de sommeil sans doute. Que je n’écoute donc pas.

Une fois ce moment passé, le dîner avalé, Petit d’Homme couché, j’ai moins sommeil, voire plus du tout, en fait. Je me couche quand même, en espérant que le sommeil vienne, même s’il est trop tôt pour une quadra en bonne santé. Et j’attends, donc. Je m’interdis les écrans le soir et en profite pour lire beaucoup.

Et je ne dors que 6h par nuit, et encore, d’un sommeil agité.

Confinement 3, quand même

J’ai beau rationaliser, me rendre compte objectivement que ma situation personnelle n’est pas à plaindre par rapport aux malades, à ceux qui ont perdu un proche, à ceux qui n’ont pas travaillé depuis 1 an ou qui ont peur de perdre leur emploi, rien n’y fait.

Je ne sais pas si c’est l’effet infos à outrance. L’effet « réalisation que le monde va mal ». L’effet « on ne se pose pas les bonnes questions ». L’effet « on n’a pas de réponse à nos questions ». L’effet « les haineux sur Twitter et ailleurs me fatiguent ». L’effet « mékissonkon #LesGens ». L’effet « j’ai pas posé mes fesses sur une terrasse avec une bière depuis 6 mois et je sais pas quand je pourrai ».

Parce qu’une bière dans le canapé, sans le soleil, et sans un tas de gens avec qui refaire le monde, ça n’a pas le même goût.

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