Fractures

On va finir par se détester, non ?

Il est en train de se passer un truc pas vraiment cool, en fait. Une conséquence du Covid, certes, mais encore moins cool que les épisodes précédents.

Retour à une vie (presque) normale

La vie a vite repris ses droits. La fin du couvre-feu, la réouverture des restaus, des bars, et des cinémas, la fin de la jauge pile poil pour la ruée sur les soldes, la tombée des masques en extérieur, bref, on se sent presque comme en 2019.

Forcément, les apéros et autres déjeuners boulot ont aussi repris, et avec eux les découvertes de personnes qu’on connaît peu, voire pas. Et on découvre les nouveaux sujets tabous de 2021, après la politique, la religion et l’argent… Le vaccin.

J’ai déjeuner ou pris un verre avec pas mal de monde ces dernières semaines, et c’est à chaque fois la même chose. Il y a toujours au moins 1 personne, si ce n’est plusieurs, qui ne comptent pas se faire vacciner. Des gens a priori intelligents, pas complotistes pour 2 sous, en plus. mais qui estiment que le bien collectif est moins important que leurs angoisses personnelles à l’idée de se faire injecter dans le corps un produit sur lequel on manque de recul. Qui m’ont dit pour certains « je n’y vais pas, je compte sur le fait que les gens autour de moi soient vaccinés pour ne pas l’attraper ». Texto.

Dans un contexte pro, bien sûr, on reste polissé et on change de sujet rapidement. Mais ce qui m’inquiète, c’est le plafond de verre de la vaccination.

Si j’en croise autant, c’est qu’ils (ou elles, attention) sont partout. Nos collègues, nos amis, nos familles, les parents à l’école de Petit d’Homme, les commerçants ou chauffeurs de bus qu’on croise tous les jours, une partie des soignants même, partout.

Et pour le variant Delta, on fait quoi alors ?

Retour à une vie (pas tout à fait) normale

La culture française a horreur de l’inéquité, ou plutôt, de l’inégalité. Et ça s’est traduit dans la loi, à de nombreux égards. Il me paraît donc impensable en France de subordonner l’accès à « la vie quotidienne » à un vaccin, sauf à le rendre légalement obligatoire. Ligne rouge pour l’instant.

On sent bien des tentatives, des ballons d’essai envoyés par les différents représentants de la majorité présidentielle, Véran en tête, pour tester le niveau d’acceptation populaire de mesures plus coercitives au sujet du vaccin. Obligation pour les soignants, restriction d’accès à certains endroits de la fameuse « vie quotidienne », les débats ne sont pas encore complètement lancés mais larvés, insidieusement, et les réseaux sociaux débordent déjà de batailles rangées et pas toujours apaisées sur le pour et le contre de mesures qui n’existent pas sur le papier.

De l’huile sur le feu

Parce qu’on adore s’écouter parler, en France, on a aussi droit à des médecins invectivant les journalistes qui auraient contribué à l’emballement médiatique et invité les « mauvais » médecins sur les plateaux. Si vous n’avez pas vu Kierzek chez Brunet, le voilà :

On n’a pas passé la dernière vague que certains sont donc déjà en debrief de la gestion de la crise. Si ça aide à ce qu’on y voit plus clair pour ce qui nous attend, je suis pour. Mais curieusement, j’en doute…

On fait des équipes ?

Donc il y a l’équipe Vaccin, l’équipe pas Vaccin, l’équipe Ivermectin, l’équipe pas Ivermectin, l’équipe AP-HP, l’équipe Médecin qui voit des patients, l’équipe Journalistes qui n’invitent que des médecins compétents, …

Et nous on fait quoi ?

Quand tu n’es ni médecin, ni pharmacien ou biologiste, ni journaliste, tu fais confiance à qui ?

On est donc à plus de 15 mois de la plus grande crise sanitaire du monde depuis ma naissance (pour rappel j’ai 48 ans), et on ne sait toujours rien.

Donc on se base sur quoi ? Chaque décision médicale qu’on prend en soit-disant connaissance de cause est en fait un voeu sur la comète, un pari sur l’avenir, un saut de l’ange dans l’inconnu du futur.

Tu rajoutes les émotions à fleur de peau des réseaux sociaux qui par essence mettent en avant les émotions négatives et tu as une poudrière qui ne demande qu’à sauter. Et on a plein d’artificiers prêts à appuyer sur le bouton.

Et si on faisait un break ?

Alors je vais partir en vacances et arrêter d’y penser. Qui dit arrêter d’y penser dit arrêter d’écrire pendant un moment.

Je vous réserve quelques surprises côté podcast, mais rien côté blog pendant l’été.

Bonnes vacances !

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