Une année (presque) normale

9/11 photo de New York avec des raies de lumière à la place des tours qui sont tombées

La semaine dernière, en plus des 10 ans de Petit d’Homme qui m’ont quand même pas rajeuni, c’était le jour de la rentrée scolaire. Une rentrée scolaire sous de meilleurs auspices que l’an dernier, parce qu’on a appris l’an dernier qu’on a la chance de vivre dans un pays qui a choisi de laisser les écoles ouvertes. N’en déplaise à ceux qui râlent pour le plaisir de râler sur tout et n’importe quoi pour montrer qu’ils existent, ça sauve des enfants, des parents, et des couples…

Mais même si l’année scolaire s’annonce presque normale, pour le reste, rien n’est moins sûr…

Bonjour !

Quand je dis bonjour dans le podcast, depuis maintenant 20 mois, j’ai toujours en tête l’image de la leçon de non étonnement dans Itinéraire d’un enfant gâté.

J’ai ri à la majorité des films de Belmondo en grandissant. Mon premier souvenir de pleurs de cinéma a été la fin du Professionnel. Et quand Belmondo a joué avec Lelouch, comment dire… Un régal.

Alors forcément, cette semaine, la nouvelle de son décès a participé de la gloomitude ambiante. Mais avant de plonger dans les nouvelles pas glop de la semaine, je reviens sur Petit d’Homme un peu quand même.

Le regard des enfants

Enfin d’un enfant, le mien, parce que je ne devrai pas tirer de généralités en fait.

Mais je réalise qu’avoir Petit d’Homme, et regarder le monde à travers ses yeux, ça m’évite d’être trop usée. Trop désabusée. Il s’émerveille des couchers ou des levers de soleil sublimes par sa fenêtre. Il positive et trouve sa maîtresse trop gentille parce qu’elle l’a laissé baisser le masque quelques minutes pour qu’il respire un peu quand il faisait 30 degrés dans la salle. Il découvre encore des choses qu’il ne connaît pas, et m’a demandé cette semaine ce que c’était un parcmètre. C’est vrai, ça, non seulement je ne conduis quasiment plus depuis quelques années, mais surtout, quand on se gare, je paie avec une appli sur mon téléphone et pas à une borne, et encore moins avec des pièces comme dans les parcmètres de mon enfance.

J’ai alors réalisé que les captchas ont intérêt à évoluer, parce que si sa génération sait ce qu’est un vélo ou un pont, elle n’a pas connu les parcmètres à l’ancienne dont on voit encore les photos dans les mosaïques super énervantes qu’on doit cocher une fois sur deux quand on crée un identifiant quelque part, voire même quand on l’utilise en revenant selon les sites.

Bref, Petit d’Homme est enthousiaste sur à peu près tout, et ça fait du bien. Parce que ce n’est pas forcément le cas de tout le monde…

Concomitance

Il faut dire que la période n’est pas particulièrement joyeuse. La météo, déjà, qui est des plus capricieuses et changeantes et nous permet à peine de prévoir la tenue et les accessoires adaptés pour les heures qui suivent.

Et puis cette concomitance des infos. Les 20 ans du 11 septembre (et la reprise d’un procès démarré en 2012 à ce sujet). Le procès des attentats du 13 novembre. Les infos sur l’organisation du « gouvernement » des Talibans, aussi.

Je me souviens exactement où j’étais il y a 20 ans bien sûr, comme tout le monde. Je ne connaissais pas encore Cher-et-Tendre et je n’imaginais pas une seconde faire Petit d’Homme dans un tel monde.

Je me souviens aussi très bien du soir mais aussi du lendemain du 13 novembre, dans un Paris assommé, à insister auprès de Cher-et-Tendre pour que Petit d’Homme aille à l’anniversaire prévu, parce qu’on allait pas se laisser apeurer et arrêter de vivre. Il n’a accepté que quand les parents qui l’organisaient lui ont dit qu’il pourrait rester. Je l’ai rejoint en fin d’après-midi, après une journée en cellule de crise – j’étais dans l’événementiel à l’époque.

Et le mois dernier, hébétée devant la rapidité de l’avancée des Talibans, et encore en début de semaine atterrée par les images de ce journaliste engueulé par un Taliban avec une kalashnikov parce qu’il parlait à une femme. « Elle n’est pas de ta famille ».

Il y a quand même eu deux news récentes qui m’ont mis du baume au coeur. Le Mexique qui a dépénalisé l’avortement, offrant une alternative aux femmes du sud du Texas. Et le renvoi quasi immédiat du CEO d’un studio de jeu vidéo, TripWire Interactive, après son tweet de soutien à cette même loi texane qui m’a tant choquée.

Non mais.

Année de tous les dangers

Pendant la Covid, on était tout le temps à la maison. On avait potentiellement plusieurs écrans à proximité, donc on pouvait garder un oeil sur le fil Twitter dans un onglet Chrome, ou sur le téléphone posé sous la caméra, à l’abri des regards externes mais dans notre ligne de mire.

Pendant la Covid, on était souvent à la maison. Donc on pouvait rester branché en permanence non seulement à l’info, mais aussi au Wifi bien sûr, et à l’électricité.

Alors depuis 15 jours qu’une année presque normale a commencé, je vis à nouveau beaucoup plus à l’extérieur. Rendez-vous, déjeuners, apéros, afterworks, dîners, bref, je revis, comme nous toutes et tous.

Mais force est de constater que je redécouvre les désagréments du dehors. Les zones blanches, déjà. J’ai un gros forfait data, encore faut-il capter la 4G. Et le pire, avoir de la batterie… Parce que je redécouvre aussi la panique de ne plus avoir beaucoup de pourcent, surtout juste avant de devoir dégainer le QR Code…

Et ce n’est que le début d’une année qui va sans doute nous voir collés aux news encore plus que quand on suivait la courbe du Covid tous les soirs avec Jérôme Salomon.

Remarquez, entre primaires, petites phrases, rumeurs et candidatures surprise, je vais avoir beaucoup de matière pour en parler avec vous…

Photo by Jesse Mills on Unsplash


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