Les jours se suivent…

Et se ressemblent...

Aujourd’hui, c’était la fête, c’était jour de #sortie ! Ce matin, Petit d’Homme et moi avons fait la balade / shopping de 1,5 kms (x2), en passant par 3 magasins autorisés, munis de la toute nouvelle autorisation de sortie. Vous l’avez vue, la nouvelle autorisation de sortie ? Beaucoup plus fournie… Je suis bien contente d’avoir démarré le confinement avec 5 ramettes de papier, et 2 cartouches de toner d’avance, je ne me voyais pas la recopier à la main…

Ça me gonfle, les p’tits vieux, et vous ?

On a donc occupé 1h de temps ce matin avec la sortie. Il fait très beau – mais que 6 degrés à 9h30 ce matin, et on n’a croisé que très peu de monde. Par rapport à mardi dernier – avant confinement, lorsque nous avions fait le même trajet, à peu près 10 fois moins de monde dans les rues. Personne devant les 2 pharmacies ou le tabac devant lesquels nous sommes passés. Personne devant les magasins dans lesquels nous sommes rentrés. Personne aux arrêts de transport en commun devant lesquels nous sommes passés. Les gens commenceraient-ils à se conformer aux consignes ? Ce serait une bonne nouvelle. J’y crois moyen, mais ce serait une bonne nouvelle.

Ça vous énerve pas, vous ?

Enfin quand je dis personne devant, il y avait des gens à l’intérieur. D’ailleurs, dans le premier magasin, on nous a demandé d’attendre devant avant que d’entrer. Arrive 3 minutes plus tard un monsieur qui ne devrait pas sortir s’il suivait les recommandations – une personne âgée, un senior, un vieux, quoi – qui lui entre tout de go – « c’est bon il n’y a pas grand monde » – sans nous laisser entrer avant, ce qui m’a passablement énervé. Je me suis mise à avoir des pensées peu charitables pour cette génération – je sais, je ne devrai pas généraliser – qui ne change pas son attitude « le monde m’appartient je fais ce que je veux et les jeunes doivent passer après » malgré la période pourtant dangereuse pour eux. Allez-y blâmez moi, mais ne mentez pas, je suis sure que ça vous est déjà arrivé, à vous aussi, de vous énerver contre la petite vieille qui vous passe devant à la pharmacie sans même un mot ou un regard censé provoquer l’empathie. De pester à cause du grand vieux avec une canne qui vous bouscule pour être tout devant en attendant au passage piéton et vous engueule de ne pas lui laisser de place. De marmonner dans votre barbe sans confronter les personnes âgées qui vont faire les courses à l’heure du déjeuner et passent un temps fou devant vous en caisse à compter leur monnaie et remplir leur caddie alors qu’ils pourraient y aller quand il n’y a personne, eux.

Petit d’Homme – qui va beaucoup mieux, pour ceux qui se posaient (et m’ont posé) la question, un stomach bug de quelques heures hier soir mais rien de grave – a ensuite repris les devoirs non terminés d’hier. La multiplication et le vocabulaire du mobilier. On a donc passé un moment délicieux en famille à réviser les tables (non, 4×7 ne fait pas 21…) et à chercher sur Wikipedia des définitions de mots peu usités – dans le désordre, bahut, paravent, candélabre… Délicieux j’vous dis. Absolument.

À table !

On s’est tellement parlé qu’on a mis les infos à table sur l’iPad au déjeuner. En temps normal, le temps d’avant, les écrans sont interdits à table. Pour nous 3. Ni iPad, ni TV, ni même téléphone. C’était le moment d’échange et de partage. Mais en ce moment, on passe toute la journée ensemble, donc on a assoupli la règle. Ça nous permet d’avoir un moment sans se parler, justement… Blanc de poulet et pâtes au sarrasin nature – on est solidaires de l’estomac fragilisé de Petit d’Homme.

On avait faim, en plus. Petit d’Homme, couché à 19h30 après son épisode gastrique, n’avait pas dîné hier soir. Pour rester à son chevet et vérifier que ce n’était pas plus grave que ça – et surtout éviter que ce soit Cher-et-Tendre, qui a une fâcheuse tendance à transformer un vulgaire mal de tête en une tumeur au cerveau maligne et inopérable-, je n’ai pas dîné non plus. Mais j’ai quand même mangé au lit un paquet de chips, suivi de quelques biscuits pour la touche sucrée, pendant que Petit d’Homme dormait, apaisé et sans fièvre (je vérifiais quand même toutes les 10 minutes au début). Un grand moment d’amour maternel.

Je ne ferai mon gâteau aux amandes que demain. Ou vendredi. Ou pas.

Ça va dépendre de l’annonce de la balance demain matin.

Non, je ne vous donnerai pas le résultat.

Photo by Markus Spiske on Unsplash

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