Ça s’en va et ça revient…

C'est fait de tous petits riens...

Non je ne vais pas me mettre à danser comme une Claudette. Même si dans mon jeune âge j’ai pu commettre certaines chorégraphies, j’ai arrêté il y a déjà un moment. Hier j’ai quand même fêté mes 47 ans, ça commence à faire.

Je pense que ça va revenir, le confinement.

Mais arrêtons de parler de moi

Parlons de Cher-et-Tendre un peu. Vous avez l’air d’aimer quand je parle de Cher-et-Tendre. Moi aussi. C’est même un de mes 2 sujets préférés – avec Petit d’Homme bien sûr.

Donc Cher-et-Tendre est dans les starting-blocks pour aller faire du jogging, du vrai, à plus de 1 km de la maison. Sauf que nous sommes en vigilance orange depuis hier, et ça ne va pas en s’arrangeant. Des pluies diluviennes, des éclairs qui illuminent la pièce comme en plein jour, sinon une grisaille permanente, bref, il n’ira pas courir demain.

Petit d’Homme lui change de vie demain : il récupère quelques heures par jour de sa nounou. Non pas que nous ayons tellement besoin de sortir, mais lui a besoin de jouer avec quelqu’un d’autre que lui-même, ou nous.

Je digresse…

Tous nos réseaux sociaux bruissent de ce #11mai qui arrive demain. Je vous recommande fortement d’aller chez le coiffeur immédiatement, parce que, si ça continue comme ça, on risque un confinement bis assez rapidement. D’ailleurs, demain, j’ai rendez-vous pour mes ongles. Je peux repartir pour 8 semaines ensuite. Voire plus.

Parce que les nouvelles ne sont pas bonnes. Un nouveau cas à Wuhan. Des fermetures de boîtes de nuit à Séoul. 9 cas en Dordogne. Un cas dans la Vienne après une réunion de quelques professeurs pour préparer la rentrée d’un collège… et ce sont tous les établissements scolaires de la ville concernée qui resteront fermés jusque Septembre.

Je ne suis donc pas optimiste sur nos chances de partir à plus de 100 kms cet été. Ni sur celles que les restaus ouvrent le 2 juin. Ni sur le fait que les écoles restent ouvertes jusqu’aux vacances, fixées au 3 juillet prochain.

Je ne suis pas la seule inquiète. Les institutions corses proposent un « passeport » pour aller passer les vacances sur leur île cet été. Le gouvernement tempère mais dit réfléchir à une alternative. On n’est pas près de l’union nationale…

Ça va revenir, j’vous dis. J’espère me tromper. Mais je ne crois pas qu’on s’en sorte aussi facilement. J’ai peur de lancer la saison 2 de cette chronique bientôt.

Le monde de maintenant

N’est ni le monde d’avant, ni un hypothétique monde d’après. Parce que le après, il est encore loin en fait. Et qu’on risque même, une fois ce virus-là dompté, d’enchaîner d’autres crises.

Mais il y a quelques adaptations quand même. Le monde de maintenant, c’est celui où on réfléchit à deux fois avant de se déplacer. C’est celui dans lequel on achète local et de saison. C’est celui où on appelle ses proches quasi quotidiennement.

Le monde de maintenant, c’est celui dans lequel les métiers prioritaires sont clairement définis : nous soigner, nous alimenter (du producteur à la caissière en passant par les routiers et les livreurs à vélo), nous protéger, et faire en sorte que les déchets soient gérés. La pyramide de Maslow dans toute sa splendeur… cela faisait longtemps qu’on avait oublié qu’elle avait une base, en fait.

Le monde de maintenant, c’est un monde d’opportunités. De nombreuses entreprises vont maintenir le travail à distance en grande partie. De nombreuses personnes ont découvert tout ce qui était faisable sur les Internets. Il en restera bien quelque chose…

C’est aussi un monde où les certitudes n’existent plus. Forcément, sans certitude, on vit une réelle crise de confiance. En les autres, et en nous-mêmes. On a découvert que les médecins n’étaient pas omniscients. Qu’il leur arrivait de ne pas être d’accord entre eux.

Mais les scientifiques sont tous d’accord que ça peut revenir. Ça va revenir…

Allez, une bonne nouvelle. Deux même.

Petit d’Homme et moi avons atteint le niveau 3 étoiles pour notre île sur Animal Crossing. On n’est pas peu fiers.

Et j’ai battu Cher-et-Tendre à Carcassone. D’après lui, c’est de la chance au tirage des tuiles. Quand j’ai essayé de lui dire que ce n’était pas forcément que de la chance, que j’y étais aussi peut-être un peu pour quelque chose, ça a failli mal tourner. Mais non.

On devient super forts en confinement. Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

Photo by Georgia de Lotz on Unsplash

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