Un bonheur à la fois

La recette du bonheur, c'est pas si compliqué.

Pas de nouvelles de la directrice de l’école de Petit d’Homme, nous ne sommes que jeudi. Il pleut toujours pas mal à Bordeaux, on alterne lunettes de soleil et parapluie, parfois les 2 en même temps. Un plombier incompétent mandaté par le syndic a coupé toute l’eau de l’immeuble hier en fin de journée et on n’a pas eu d’eau – du tout – pendant 16h. Mais on ne se laisse pas abattre, on ne déprime pas, on po-si-ti-ve.

Une bulle

Ce midi, c’était notre premier restaurant à 3, en terrasse – couverte, heureusement, dans un tout nouveau restaurant pas loin de la maison.

Pas d’écran, pas de distraction autre que les cartes – QR code sur les tables, les serveurs – charmants, et la qualité gustative des plats – que nous voulions nous faire goûter les uns aux autres en interrompant parfois le flot de la conversation. Un petit moment de bonheur à l’état pur, une de ces bulles qu’on essaie de préserver malgré le temps qui s’accélère et les absences hebdomadaires de Cher-et-Tendre.

Une fierté

Déjà 8 jours d’affilée que les écoutes du podcast dépassent les 100 par jour – et parfois de beaucoup. Je sais que ce ne sont que des vanity metrics, mais ça fait quand même plaisir de voir que malgré le changement de rythme, ça reste un rendez-vous attendu par mes quelques auditeurs – rien de comparable à Canteloup, qui est le standard de Cher-et-Tendre en matière de podcast, certes. Mais pour moi, c’est bien. Je les connais quasiment tous, je crois, mes auditeurs, et c’est plutôt chouette de leur envoyer un message comme cela 4 à 5 fois par semaine.

Un plaisir

Je sais, c’est un drame économique, une crise sans précédent pour nos commerçants, artisans, restaurateurs… Et donc je ne devrai pas avouer cela. Mais je crois qu’en fait j’adore les normes sanitaires en vigueur, bien au-delà de leur portée, disons, sanitaire.

On a de la place dans les magasins. Je vous avais déjà raconté notre virée chez Ikéa, mais en fait, maintenant qu’on sort beaucoup plus, c’est à peu près partout pareil. On a de la place. Pour l’agoraphobe que je suis, c’est magique. Certes, il peut y avoir des files d’attente à l’extérieur et à la caisse, mais les mesures de distanciation sociale – marquées au sol de surcroît – me permettent de souffler. Ce dont j’ai besoin, sous le masque. Vous arrivez à respirer sous le masque, vous ?

Un péché mignon

Non, pas de merveilleux cette semaine. Pas de gâteau non plus. Mais depuis quelques samedis, on chante à la maison le soir. Et pas que le samedi. On fredonne. On sifflote. Enfin Petit d’Homme, parce que je suis incapable de siffler. On chantonne. On raconte à Petit d’Homme l’époque où telle ou telle chanson a été écrite – quand ce sont des chansons de notre adolescence. Il les repère vite, ce sont celles dont on connaît les paroles…

Et on regarde Quotidien aussi. Ensemble. À 2 les soirs où Cher-et-Tendre travaille à Paris, et tous les 3 les autres soirs. On se crée notre culture commune. On se fabrique des souvenirs. On fait l’éducation de Petit d’Homme sur des sujets qu’il n’abordera pas à l’école parce que c’est de notre rôle de parent que d’être ceux à lui en parler.

Un souhait

Pourvu que ça dure…

Photo by Felicia Buitenwerf on Unsplash

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